Voici un jeu que je propose à Alexandre en dehors de nos séances de travail sur table :
Leximo de Ravensburger.
Il suffit d'insérer l'une des cartes dans la fente de l'appareil et d'appuyer sur l'un des 3
boutons (rouge, jaune ou vert) pour découvrir les objets.
En appuyant sur le bouton question "?", l'appareil demande soit de trouver l'un des 3 objets, soit de trouver l'objet
correspondant au son entendu. Pour répondre, il suffit donc d'appuyer sur l'un des 3 boutons.
J'ai mis du temps à apprendre le fonctionnement du jeu à Alexandre mais j'y parviens enfin. Sur les 8 cartes recto-verso, il
sait maintenant répondre à toutes les questions de 2 rectos.
Sur demande de l'appareil, il sait donc reconnaître la cuillère, l'assiette, le verre, la brosse à dent, le savon, la serviette, ainsi
que le bruit du brossage de dents ! Nous continuons donc à manipuler ce jeu avec les autres cartes.
Ce jeu est bilingue, on peut donc l'utiliser avec des plus grands en mode anglais.
Par Magalie
9
-
Recommander
Alexandre va 2 fois par semaine chez l'orthophoniste. Il aime beaucoup y aller. Son
orthophoniste a l'habitude de travailler avec des autistes et utilise le PECS et le Makaton.
Le voici aujourd'hui attendant sagement dans la salle d'attente.
L'orthophoniste lui propose des activités variées à chaque séance. Les progrès sont présents
au niveau du regard, de l'attention conjointe et du langage réceptif. Je sens que l'envie de communiquer est là aussi mais Alexandre ne sait pas encore imiter les sons. Quand je vois tous les
progrès réalisés dans d'autres domaines, cela me peine énormément.
Depuis peu, il se met à bouger les lèvres pour imiter les sons. Peut-être un début...
Nous avons commencé à travailler les praxies bucco-faciales. J'espère que tout ce travail portera bientôt ses fruits car
l'absence de langage ralentit considérablement certains apprentissages.
Par Magalie
13
-
Recommander
Une grande partie de mon travail actuel avec Alexandre concerne le langage réceptif.
Alexandre reçoit tous les jours des consignes verbales pour la vie quotidienne. Les consignes sont donc chaque jour répétées et avec le temps il les intègre bien. Il donne de plus en plus de sens
aux mots mais cela reste dans leur contexte. Je travaille donc davantage la compréhension des noms lors d'activités sur table.
J'utilise pour cela principalement l'imagier Hatier.
Je ne lui propose que des images d'objets qu'il connaît très bien, dont il a l'habitude
d'entendre les noms dans la vie de tous les jours. Les thèmes abordés sont donc principalement les aliments, les vêtements, les principales parties du corps, les jouets, les objets
ménagers.
Je place 2 images ou plus sur la table (c'est fonction du niveau de difficulté pour Alexandre) et je lui demande "Donne-moi
X". S'il ne sait pas, je lui pointe du doigt la bonne réponse, et je reformule ma demande. Alexandre maîtrise mieux ce type d'activité.
Pour compliquer les consignes, je lui demande par exemple "Donne-moi les aliments que tu aimes manger" ou "Donne-moi les
vêtements que tu mets pour t'habiller" et je lui nomme les images qu'il me donne. Quand il se trompe, je formule oralement son erreur "Alexandre, es-tu sûr que tu manges le verre ? Le verre sert
à boire, tu ne peux pas le manger." En général, mes explications le font beaucoup sourire.
Ce type d'activité n'est quand même pas facile pour lui, mais je dois reconnaître qu'il accepte davantage de se prêter au
jeu. Il y a de plus en plus d'échanges entre nous, et c'est ce que je souhaite renforcer pour favoriser la communication.
Par Magalie
1
-
Recommander
La compréhension du langage est un des domaines de compétences dans lequel Alexandre a le
plus de difficultés. Il ne parle pas du tout, alors je travaille le langage réceptif (la compréhension du langage) en espérant que cela favorisera le langage expressif (le langage
parlé).
Je lui fais beaucoup travailler la compréhension des mots par des petits exercices en lui
demandant de me montrer des objets que je lui nomme (Voir Compréhension du langage (1)). Ces exercices sont indispensables, mais il ne suffisent pas à améliorer la
compréhension du langage.
Voici un livre qui explique clairement les différentes phases dans la compréhension du
langage et dans le langage parlé et qui donne de nombreux éléments pour stimuler l'enfant : Moi, j'apprends en parlant de Rosine Des Chênes.
Chap 1 : Le langage - Les différentes facettes
Chap 2 : La compréhension - Les phases de développement et leurs caractéristiques
Chap 3 : Le langage parlé - Les phases de développement et leurs caractéristiques
Chap 4 : La stimulation du langage - Des jeux et des activités
Chap 5 : Les problèmes de langage - Un aperçu
Je vais donc parler de ce qui me concerne : la compréhension du langage chez l'enfant non
verbal ou avec un début d'acquisition du langage.
Dans l'acquisition du langage, la compréhension précède l'expression. La compréhension du
langage est donc indispensable pour favoriser l'émergence du langage parlé. C'est pendant cette phase qu'un enfant "normal" va consolider son désir de communiquer. Chez l'enfant autiste il faut
donc développer ce désir de communiquer :
- en mettant des mots sur ses gestes : le langage gestuel est une forme de
communication. A nous de lui montrer que nous percevons ce qu'il veut nous dire en reformulant verbalement ce qu'il nous dit avec son corps.
- en utilisant un langage clair et simple : il faut faire des phrases courtes et
mettre de l'intonation sur les mots importants pour favoriser leur compréhension. Il faut aussi laisser le temps de les assimiler et le répertoire des mots et expressions compris s'étoffera
petit à petit.
- en répétant souvent les mots pour que l'enfant se les approprie : répéter les mots
permet de consolider leur compréhension.
- en le stimulant par des jeux de "coucou" ou de "bravo" : ils permettent d'associer
du plaisir à tous ces efforts de compréhension et renforcent leur désir de communiquer.
- en lui faisant découvrir des comptines ou autres petits jeux verbaux et des livres
: les comptines aident à développer son écoute et on peut favoriser leur compréhension à travers des jeux de doigts. Les livres, notamment ceux à structures répétitives, permettent de favoriser
la compréhension des mots et l'enfant peut y reconnaître des phrases de son propre vécu.
A côté de tout cela, il faut continuer les petits exercices pour apprendre à associer les
objets à des mots (Ils sont expliqués ici : Compréhension du langage (1)).
Pour pallier ce décalage entre compréhension du langage et langage parlé, je ne peux que
conseiller de mettre en place un mode de communication alternatif. Je fais bien sûr allusion au PECS.
Par Magalie
6
-
Recommander