Mercredi 10 juin 2009
Beaucoup de parents se perdent dans les méthodes éducatives existantes pour enfants autistes.
Nous sommes en effet trop peu informés, et ne comptons pas sur les hôpitaux de jour, CMP ou autres CAMSP, qui sont majoritairement d'obédience psychanalytique, pour être davantage informés.
Voici donc un récapitulatif des principales méthodes éducatives.
Les approches comportementales et cognitives
Elles mettent l'accent sur le traitement des troubles du comportement, très souvent présents dans l'autisme. On intervient sur le comportement lui-même et/ou sur ses causes pour remplacer un comportement inadapté par un autre plus adapté.
L'ABA (Applied Behavior Analysis) est une approche éducative inspirée du bahaviorisme, créée par Ivar Lovaas aux Etats-Unis dans les années 60. Elle vise à obtenir la meilleure intégration dans la société par l'augmentation des comportements jugés adaptés et la diminution des comportements jugés inadaptés. Ainsi quand l'enfant progresse dans les apprentissages, les comportements acquis sont sollicités dans un environnement moins structuré de manière à faciliter leur généralisation à des situations naturelles rencontrées dans la vie quotidienne.
Le programme TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren) s'articule autour de plusieurs thèmes : habiletés de travail, autonomie personnelle, habiletés sociales, gestion du comportement. Les moyens pour l'appliquer sont une structuration du temps et de l'espace. Il s'agit en fait d'adapter l'enseignement pour compenser les déficits spécifiques de chaque autiste, de miser sur ses compétences, de réduire les stimulations inutiles et perturbantes.
Pour résumer, dans le cadre de l'ABA, c'est l'enfant qui doit s'adapter à son environnement, alors que le programme TEACCH préconise plutôt un environnement structuré adapté au maximum à l'enfant.
Les méthodes développementales
Elles sont une alternative des méthodes comportementales. Elles mettent l'accent sur les aspects évolutifs de l'autisme et explorent le développement atypique des enfants autistes.
Le Floortime est une méthode mise au point par Stanley Greenspan, basée sur le jeu. L'objectif est d'entrer en contact avec l'enfant, de développer les intéractions, la communication bi-directionnelle et l'imitation. Cette méthode a pour objectif le développement émotionnel de l'enfant, elle est centrée sur lui et demande une stimulation intensive.
Le Son Rise a un principe un peu semblable : entrer en contact avec l'enfant par le jeu, à partir de ses centres d'intérêts, puis augmenter progressivement le périmètre de la communication. Il a été mis en place par Barry Neil et Samahria Lyte Kaufman dans les années 70 pour aider leur fils Raun.
Le programme de Growing Minds, également basé sur le jeu interactif, vise à augmenter la motivation et la coopération de l'enfant, à améliorer la communication et les interactions sociales. Les concepteurs de cette approche Kaitryn et Steven Wertz ont la conviction que les enfants sont plus motivés pour apprendre si le style d'enseignement est ludique et dynamique.
En France, la méthodes des 3I (individuelle, intensive, interactive) résulte de l'expérience de 2 grands-mères qui pour aider leur petit fils autiste se sont inspirées de méthodes américaines (ABA, Floortime, Son Rise, Growing Minds...).
Il existe bien d'autres méthodes moins connues mais je ne les détaillerai pas ici.
N'oublions pas que chaque enfant est différent, il faut donc cibler les besoins spécifiques de chacun car ce qui va marcher pour l'un ne va pas forcément marcher pour l'autre. Une même prise en charge n'aura pas les mêmes effets sur un autiste de haut niveau que sur un autiste avec déficience intellectuelle, je pense également à tous les troubles qui peuvent être associés au spectre autistique : troubles du comportement, troubles sensoriels, troubles du langage, etc... qui diffèrent d'un enfant à l'autre.
Pour Alexandre, j'ai choisi une prise en charge en ABA et je m'inspire également beaucoup du programme TEACCH car je pense que c'est ce qui lui convient le mieux. Cela ne veut certainement pas dire que cela convient à tous les enfants autistes. A mon sens aucune approche ne détient le monopole des bonnes pratiques. Je reprends aussi l'idée de parler d'"outils" plutôt que de "méthodes", cela me paraît en effet plus juste. Car c'est d'"outils" dont nous avons besoin pour répondre aux besoins spécifiques de chacun de nos enfants, et je ne crois certainement pas à la méthode miracle. Mais ceci n'est que mon appréciation personnelle.
Voici donc un récapitulatif des principales méthodes éducatives.
Les approches comportementales et cognitives
Elles mettent l'accent sur le traitement des troubles du comportement, très souvent présents dans l'autisme. On intervient sur le comportement lui-même et/ou sur ses causes pour remplacer un comportement inadapté par un autre plus adapté.
L'ABA (Applied Behavior Analysis) est une approche éducative inspirée du bahaviorisme, créée par Ivar Lovaas aux Etats-Unis dans les années 60. Elle vise à obtenir la meilleure intégration dans la société par l'augmentation des comportements jugés adaptés et la diminution des comportements jugés inadaptés. Ainsi quand l'enfant progresse dans les apprentissages, les comportements acquis sont sollicités dans un environnement moins structuré de manière à faciliter leur généralisation à des situations naturelles rencontrées dans la vie quotidienne.
Le programme TEACCH (Treatment and Education of Autistic and related Communication handicapped CHildren) s'articule autour de plusieurs thèmes : habiletés de travail, autonomie personnelle, habiletés sociales, gestion du comportement. Les moyens pour l'appliquer sont une structuration du temps et de l'espace. Il s'agit en fait d'adapter l'enseignement pour compenser les déficits spécifiques de chaque autiste, de miser sur ses compétences, de réduire les stimulations inutiles et perturbantes.
Pour résumer, dans le cadre de l'ABA, c'est l'enfant qui doit s'adapter à son environnement, alors que le programme TEACCH préconise plutôt un environnement structuré adapté au maximum à l'enfant.
Les méthodes développementales
Elles sont une alternative des méthodes comportementales. Elles mettent l'accent sur les aspects évolutifs de l'autisme et explorent le développement atypique des enfants autistes.
Le Floortime est une méthode mise au point par Stanley Greenspan, basée sur le jeu. L'objectif est d'entrer en contact avec l'enfant, de développer les intéractions, la communication bi-directionnelle et l'imitation. Cette méthode a pour objectif le développement émotionnel de l'enfant, elle est centrée sur lui et demande une stimulation intensive.
Le Son Rise a un principe un peu semblable : entrer en contact avec l'enfant par le jeu, à partir de ses centres d'intérêts, puis augmenter progressivement le périmètre de la communication. Il a été mis en place par Barry Neil et Samahria Lyte Kaufman dans les années 70 pour aider leur fils Raun.
Le programme de Growing Minds, également basé sur le jeu interactif, vise à augmenter la motivation et la coopération de l'enfant, à améliorer la communication et les interactions sociales. Les concepteurs de cette approche Kaitryn et Steven Wertz ont la conviction que les enfants sont plus motivés pour apprendre si le style d'enseignement est ludique et dynamique.
En France, la méthodes des 3I (individuelle, intensive, interactive) résulte de l'expérience de 2 grands-mères qui pour aider leur petit fils autiste se sont inspirées de méthodes américaines (ABA, Floortime, Son Rise, Growing Minds...).
Il existe bien d'autres méthodes moins connues mais je ne les détaillerai pas ici.
N'oublions pas que chaque enfant est différent, il faut donc cibler les besoins spécifiques de chacun car ce qui va marcher pour l'un ne va pas forcément marcher pour l'autre. Une même prise en charge n'aura pas les mêmes effets sur un autiste de haut niveau que sur un autiste avec déficience intellectuelle, je pense également à tous les troubles qui peuvent être associés au spectre autistique : troubles du comportement, troubles sensoriels, troubles du langage, etc... qui diffèrent d'un enfant à l'autre.
Pour Alexandre, j'ai choisi une prise en charge en ABA et je m'inspire également beaucoup du programme TEACCH car je pense que c'est ce qui lui convient le mieux. Cela ne veut certainement pas dire que cela convient à tous les enfants autistes. A mon sens aucune approche ne détient le monopole des bonnes pratiques. Je reprends aussi l'idée de parler d'"outils" plutôt que de "méthodes", cela me paraît en effet plus juste. Car c'est d'"outils" dont nous avons besoin pour répondre aux besoins spécifiques de chacun de nos enfants, et je ne crois certainement pas à la méthode miracle. Mais ceci n'est que mon appréciation personnelle.

Theo Peeters développe une démarche éducative, qui est une alternative à l'approche psychanalytique. Son livre est divisé en 5 chapitres :
Ce livre est en anglais mais il est inutile d'être bilingue pour le comprendre puisqu'il n'est composé que d'images du programme TEACCH. Une vraie mine
d'or.
Ce livre propose de nombreuses activités dans les domaines de compétences suivants: imitation, perception, motricité générale, motricité fine, coordination
oeil-main, performance cognitive, compétence verbale, autonomie, sociabilité, comportement.
Ce livre sert à l'évaluation psycho-éducative individualisée pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement. Les tests portent sur les
domaines développementaux (cognition verbale/préverbale, langage expressif, langage réceptif, motricité fine, motricité globale, imitation visuo-motrice), ainsi que sur les comportements
inadaptés (expression affective, réciprocité sociale, comportements moteurs, comportements verbaux caractéristiques).